Chapitre 3, Elias Corté, neuroscientifique

DESIGN INFECTION

6/8/202612 min lire

Un cerveau avec une puce implantée.
Un cerveau avec une puce implantée.

Je dois marcher huit mille pas par jour.

C’est inscrit partout : dans mon dossier médical, dans mon contrat, dans les rappels silencieux du cylindre Tusk qui pulse contre ma cuisse droite. “Prévention des risques cardiovasculaires pour personnel critique.” Version officielle. La version réelle, je la connais aussi : huit mille lignes de plus dans le log de mes déplacements, de mes temps d’arrêt, de mes micro‑hésitations devant un carrefour ou un visage. Dans deux mois, mon contrat s’achève. Dans deux mois je serai libre.

Je prends toujours le même trajet. La ville aime la répétition.

Elias de profil, en train de marcher dans une rue techno-futuriste. Il a l'air pensif.
Elias de profil, en train de marcher dans une rue techno-futuriste. Il a l'air pensif.

Au premier croisement, caméra d’angle vissée à hauteur de corniche. Au second, dôme noir, champ de vision à 270 degrés. Au‑dessus de moi, deux drones de service tracent des diagonales parfaites, éclairent l’asphalte d’un halo bleu intermittent. Sur la gauche, un bot de nettoyage longe le trottoir, brosse rotative, LIDAR qui me frôle comme un salut sans émotion. Tous les cinquante mètres, un mât multifonction : lampadaire, antenne, micro, module de reconnaissance faciale. Les chiens robots patrouillent plus loin, silhouettes jaunes et grises, pattes trop souples pour être humaines, trop mécaniques pour être animales.

Je ferme les yeux. Trente secondes. J’imagine le vent dans les arbres. Un parc dans une ville qui n’appartient pas à une seule entreprise. Il en reste quelques-unes, New York, Portland, peut-être Minneapolis. Les autres ont signé des pactes de délégation, cédé la gestion à des opérateurs privés quand les États ont rendu leurs clés à Washington en échange d’être déchargés de tout ce qui coûtait. Santé, école, sécurité sociale. Le gouvernement fédéral a gardé l’armée, les frontières, la monnaie. Le reste, c’est une question de contrat. Ici, c’est Tusk. Ailleurs, c’est d’autres. Je suis né à Barcelone. Je ne comprends toujours pas comment cela a pu aller aussi vite. Vingt jours pour déblayer Corpus Christi. Cinq pour couler la dalle. Trois pour installer les modules. Deux ans pour que le Texas signe. C’est peut-être ça, la vraie vitesse.

Trente secondes. Un parc. Un endroit où j’aurais encore le droit de serrer la main de celui que j’aime. Dans deux mois, je serai libre et je pourrai le revoir. J’ouvre les yeux. Ici, je ne suis plus vraiment Elias Cortés. Je suis “neuroscientifique principal, protocole NEX‑3, grade A”. Officiellement, je dirige une étude clinique sur les effets des implants. Officieusement, je fournis les preuves dont ils ont besoin pour industrialiser les puces.

Autrefois, j’étais l’un des étudiants les plus investis d’Antonio Damasio. J’ai passé des années à travailler en conscience, à apprendre qu’il n’y a pas de décision sans émotions, que la conscience commence dans le corps, dans le trouble, dans l’alerte, dans ce qui vacille. Aujourd’hui, je suis payé pour lisser tout ça.Écrivez votre texte ici ...

Ville faite de tiny house similaires. Plateforme centrale de Tusk Mobile City 01. au fond.
Ville faite de tiny house similaires. Plateforme centrale de Tusk Mobile City 01. au fond.

Je passe devant le périmètre de la plateforme centrale de Tusk Mobile City 01.

De loin, on dirait un bloc de glace dressé au milieu de la plaine, une falaise artificielle qui a repoussé la ville vers les marges. De près, c’est une masse continue de panneaux pâles et aveugles, sans fenêtres ni enseignes, un mur vertical qui avale la perspective. De chaque côté, des rangées de modules sur pilotis s’alignent comme des wagons immobiles, reliés par des câbles, des antennes, des mâts de transmission. Les grues ont disparu depuis longtemps. À leur place, des véhicules bas glissent entre les unités d’habitation, silencieux, guidés par les faisceaux des balises. L’usine ne se construit plus : elle tient le centre, immobile et close. Usine, data center, centre de commandement : un seul volume, déjà en train de travailler, même quand rien ne semble bouger.

Je ralentis. Mon cylindre Tusk vibre une fois, discrètement.

« Rythme cardiaque : stable. Vitesse de marche : -12%. »

Je reprends le tempo. Le système aime les constantes.

Au niveau de la place des Modules, une classe sort d’un bâtiment bas, façade blanche, fenêtres à verre polarisé. Les enfants sont en file, deux par deux. Devant, une femme en blouse grise, tablette au bras. Elle doit avoir mon âge, peut‑être un peu moins. Cheveux sombres attachés trop vite, une mèche qui s’échappe, retombe sur son front. Dans ce décor aseptisé, cette mèche est une erreur de rendu, une anomalie. Elle remonte ses lunettes du bout des doigts, habitude nerveuse. Elle jette un œil à la colonne qui s’affiche sur son écran : noms, couleurs, indicateurs de concentration, risque de conflit. Un gamin clignote en orange. Elle pose la main sur son épaule, lui dit quelque chose que je n’entends pas. Le voyant passe au jaune, puis au vert.

Je la regarde une seconde de trop. Elle relève la tête, croise mon regard.

Je détourne les yeux le premier.

Sur le mur derrière la file, il y a un tag.

Petit, à hauteur de genou. Un mouton dessiné d’un trait, presque un pictogramme : corps carré, quatre pattes, une tête ronde. Au‑dessus, une couronne minuscule, flottante, trois pointes à peine esquissées. Le système de nettoyage ne l’a pas encore effacé. Ou ne l’a pas vu. Ou l’a jugé non pertinent.

Je devrais le signaler.

Je ne le fais pas. Une envie de sourire me prend, inattendue. Dans deux mois je serai libre et je quitterai cette ville propriétaire pour New York, l’un des derniers bastions publics des États défédérés d’Amérique.

Huit mille pas par jour.

Je suis à peine à trois mille quand j’arrive au centre de santé avancée. De l’extérieur, il ressemble à un hôtel discret : façade lisse, peu d’ouvertures, sas vitré. À l’intérieur, c’est une usine à corps. Couloirs sans angles morts, caméras au plafond, badges sur toutes les portes. Les patients qui entrent ici ne sont jamais tout à fait malades. Juste “désalignés”.

Je badge. Le cylindre dans ma poche s’illumine et synchronise son état avec le terminal mural.

« Cortés, Elias. Bloc neuro 3. Deux procédures programmées ce matin. Une implantation, un ajustement. Temps prévu : cent vingt minutes. »

Je passe par la salle de préparation.

Pas d’infirmière, plus depuis longtemps. À la place, un bras articulé monté au plafond, un chariot autonome, un écran. La voix synthétique de l’assistant médical sature l’air sans source visible.

« Sujet M, 48 ans. Stress chronique, troubles du sommeil, épisodes de désorientation. Score de valeur système : élevé. Non substituable à court terme. Recommandation : implant de modulation. »

Je feuillette le dossier sur mon écran.

Historique de travail : urbanisme, gestion de crise, expertise sur infrastructures. Un graphique montre une courbe ascendante : pression perçue, sentiment de surveillance, saturation. Une autre courbe, descendante : adhésion aux objectifs, confiance dans les outils. Les deux se croisent à un point rouge. Il y a trois semaines.

Le champ “solution préférée par le système” est déjà prérempli.

« Implant NEX‑3, mode continu, capacité : régulation du niveau d’alerte, réduction des ruminations, augmentation de la compliance en situation de forte pression. »

Je connais la fiche technique par cœur.

Anesthésie légère. Insertion au niveau pariétal. Connexion au maillage interne : biocapteurs, cylindre Tusk, réseau local. Retour d’information quasi temps réel pour les superviseurs. Et, pour le sujet, un sentiment flou d’allègement, de distance avec ses propres nœuds de pensée. Comme si le cerveau avait enfin quelqu’un à qui déléguer le poids d’avoir raison trop tôt.

Je traverse le couloir vers le bloc. Les capteurs suivent ma progression. Je suis un point bleu sur un plan que je ne verrai jamais.

Dans la salle, le patient est déjà installé.

Champ stérile, tête rasée sur une zone circulaire, regard perdu dans le plafond. Il porte encore ses vêtements standard de la ville : pantalon gris, chemise claire, badge discret. Le cylindre est posé sur la tablette à côté de lui, en veille.

Bras robot qui recupère la puce.
Bras robot qui recupère la puce.

« Bonjour, monsieur Washington », je dis.

Il tourne la tête vers moi. Ses yeux sont ceux de quelqu’un qui a dormi près d’un chantier pendant des mois, même quand il était au calme.

« On s’est déjà vus ? »

« Non. Mais je connais bien votre dossier. »

Je vérifie les connexions. Monitor cardiaque, oxygène, liaison au réseau interne. La voix de l’assistant système se glisse dans mon oreille par l’implant auditif interne :

« Sujet M‑0047. Stephen Washington. Score de criticité pour le projet Alpha : 92. Échecs des interventions non invasives. Recommandation implant NEX‑3 validée. Fenêtre optimale de procédure : quarante minutes. »

Je me lave les mains, par automatisme plus que par confiance.

« On va vous aider à… respirer un peu, » je dis. Phrase standard, approuvée par le comité éthique interne. « Rien de tout ça ne changera qui vous êtes. Ça va juste rendre les choses supportables. »

Il esquisse un sourire sans y croire.

« Supportables pour qui ? »

Je ne réponds pas. Dans deux mois je serai libre. Libre au moins sur le papier.

J’ai appris très tôt ce que le mot monstre pouvait vouloir dire dans la bouche des autres. Pas dans les livres, pas dans les colloques : dans les couloirs, dans les vestiaires, dans les bars où l’on baisse la voix juste assez pour que vous entendiez quand même. Pédé. Anomalie. Mauvais pli. J’ai passé des années à vouloir sortir du viseur. Maintenant je participe à une machine qui apprend aux cerveaux à ne plus se cabrer. À force de vouloir cesser d’être le monstre des autres, je suis devenu autre chose : une monstruosité qui aide le système à fabriquer du consentement calme.

Un bot anesthésiste envoie le produit. Les traits de son visage se relâchent. La conscience se met à flotter. Le bras de chirurgie s’approche. Le cuir chevelu cède avec la fatigue de la peau travaillée par le stress. La calotte osseuse apparaît, pâle, régulière. On perce. On expose. Tout est très propre.

L’implant repose dans sa petite coupelle métallique. Cylindre miniature, grille de contacts, surface mate. Sur le schéma, c’est séduisant : une interface entre l’activité neuronale et un modèle optimisé du comportement souhaitable. Dans la pratique, c’est un curseur. On baisse le volume des alarmes internes, on augmente la tolérance à l’absurde.

Je regarde un bras de tungstène positionner l’implant. Je ne touche presque plus à rien. Je suis là pour surveiller que la procédure suit le protocole, annoter les écarts, valider les données qui alimenteront l’étude clinique. Ma signature ne vaut pas qu’en bas de l’acte, elle vaut dans les tableaux de résultats. L’écran devant moi affiche déjà les paramètres par défaut.

« NEX‑3, configuration : personnel clé, exposition haute au stress, maintien des capacités d’analyse critique, réduction des signaux d’alerte non actionnables. »

« Vous savez ce que ça fait ? » La voix de Washington est épaisse, mais présente. L’anesthésie n’a pas tout emporté.

« Ça vous évite de vous briser », je dis.

« Ou ça empêche de crier au mauvais moment », murmure‑t‑il.

Je sens ses yeux sur moi même quand ses paupières se ferment.

Je connecte l’implant au réseau de test. Sur l’écran, une nouvelle icône apparaît, un point vert lié à son identifiant. Courbe cérébrale simplifiée. Indicateurs de charge. Une ligne de texte défile :

« Lien temps réel établi avec le profil M‑0047. »

Dans un autre onglet, je vois déjà les options de contrôle :

seuil maximal de panique, niveau de désensibilisation, amplitude des pics émotionnels tolérés. Tous les curseurs sont au milieu, pour l’instant.

Ces paramètres ne sont pas seulement thérapeutiques. Ils sont statistiques. Chaque curseur déplacé deviendra une ligne de plus dans l’étude, un pourcentage à brandir, un argument pour la phase industrielle. Je suis censé démontrer que NEX‑3 réduit la panique, améliore l’adhésion, stabilise les sujets à haute valeur. Le protocole appelle ça une preuve. Le marketing appellera ça une amélioration de la qualité de vie.

J’entends encore Damasio dans un amphithéâtre de Lisbonne : pas de décision sans émotions. Il insistait là‑dessus avec une douceur presque irritante, comme s’il parlait d’une évidence que nous allions forcément décider d’oublier. Sans trouble, sans peur, sans attachement, il n’y a pas de jugement, seulement de l’ajustement. Pour lui, la conscience commençait dans le corps. Pour Tusk, le corps n’est plus qu’un support à stabiliser ; le sien aussi, à grande dose de chimie dans le sang.

Je valide la configuration initiale.

« Activation. »

Un très léger tremblement traverse son corps, puis disparaît.

Les courbes se stabilisent. La machine génère un commentaire automatisé :

« Réponse implant : conforme. Diminution projetée des comportements de fuite et de retrait : 63%. Maintien des capacités de projection et d’analyse : 91%. Paramètres dans la norme. »

Le bot referme. Suture, pansement, protocole. Le système coche des cases sans que personne ne lève la main.

Je regarde Washington une dernière fois avant qu’on le transfère en salle de réveil.

Dans son dossier, tout en bas, une note :

« Opposition initiale à la privatisation de Corpus Christi. Acceptation du projet Tusk suite à rachat de dette. Niveau de stress post‑intégration : critique. Indispensable pour la conduite de la phase industrielle Alpha. »

Dehors, la ville continue de marcher sur ses rails.

Les caméras tournent, les drones tracent leurs diagonales, les chiens robots posent leurs pattes mécaniques sur le même bitume que moi. Quelque part sur un mur, un mouton à couronne attend que quelqu’un le voie vraiment.

Je désinfecte mes mains.

Mon cylindre vibre doucement.

« Pas du jour : 7 842. Objectif presque atteint. Merci de continuer à marcher. »

Depuis le Covid, tout le monde pose la même question avec des mots différents : à quoi sommes‑nous prêts pour continuer ? Continuer à travailler. Continuer à circuler. Continuer à aimer quelqu’un sans perdre le reste. La réponse change selon les corps, selon les dettes, selon les peurs. Moi, j’ai accepté de prouver scientifiquement qu’on pouvait rogner l’alerte, amortir l’angoisse, rendre la servitude habitable. J’appelle encore ça un contrat parce que le mot monstre serait trop honnête.

Dans deux mois, je serai libre.

Le système d’implantation sera totalement autonome.

Il ne me restera plus qu’à livrer une étude probante.

Je serai libre et je n’ai aucune idée de ce que ce mot voudra dire à ce moment‑là.

Socle réel
1. Essais cliniques d’implants cérébraux

Les interfaces cerveau‑machine implantables existent déjà, testées chez des personnes paralysées, avec des cadres de la FDA qui ressemblent beaucoup au protocole NEX‑3 de Tusk.

Implanted Brain-Computer Interface (BCI) Devices for Patients with Paralysis or Amputation — Non-clinical Testing and Clinical Considerations (FDA, mise à jour 2024)
La FDA décrit les recommandations de tests non cliniques et de conception d’essais (IDE) pour les implants BCI chez des patients paralysés ou amputés : définition des dispositifs, risques à atténuer, exigences de suivi à long terme.

The state of clinical trials of implantable brain–computer interfaces (Nature Reviews Bioengineering, 2024)
Article de synthèse sur les essais cliniques d’implants BCI : nombre de patients, types d’indications (paralysie, amputation, maladies neurodégénératives), durées de suivi, risques identifié.

2. Enjeux éthiques des implants neuronaux

L’idée de calmer la panique, d’augmenter la compliance ou de filtrer les émotions via une puce est déjà discutée dans la littérature sur Neuralink et les BCI, avec des inquiétudes très proches de celles d’Elias.

Les implants cérébraux : le vrai, le faux et l’incertain (Polytechnique Insights, 2026)
Article en français qui démystifie les implants cérébraux (ce qui fonctionne vraiment, ce qui est encore expérimental) et discute les enjeux éthiques : protection des droits fondamentaux, risques de dérive vers la surveillance ou l’augmentation, frontière entre soin et optimisation des performances.

Ethical gaps in closed-loop neurotechnology: a scoping review (npj Digital Medicine, 2025)
Revue des « zones grises » des neurotechnologies en boucle fermée, qui ajustent en temps réel l’activité cérébrale : gouvernance des algorithmes, responsabilité en cas d’effets indésirables, frontière floue entre soin et optimisation .

3. Neurosciences, émotions et conscience (Damasio)

Les travaux d’Antonio Damasio soutiennent que les émotions et les « marqueurs somatiques » sont au cœur de la décision et de la conscience.

Sentir et savoir — Une nouvelle théorie de la conscience (Antonio Damasio, 2021)
Damasio propose une théorie de la conscience centrée sur les sentiments : pour lui, les émotions et les marqueurs somatiques, ces états corporels qui gardent la trace de nos expériences passées, sont indispensables à la prise de décision et à la formation du soi.
En atténuant ces signaux corporels, on ne ferait pas que calmer la panique : on modifierait la manière dont les sujets jugent, se projettent et résistent.

Spinoza avait raison. Joie et tristesse, le cerveau des émotions (Antonio Damasio, 2003)
Damasio montre que les émotions et les sentiments — portés par des « cartes » du corps dans le cerveau — sont à la fois des mécanismes de survie et le socle de nos comportements sociaux et moraux.
Lisser ces signaux revienvrait alors à intervenir directement sur la capacité des sujets à juger, résister et se comporter en sujets éthiques

4. Données neuronales et rôle des chercheurs

Les implants et neurotechnologies transforment l’activité cérébrale en données hautement sensibles, ce qui impose des responsabilités particulières aux chercheurs, aux entreprises et aux États.

Éthique des neurotechnologies (UNESCO, 2026)
L’UNESCO décrit les neurotechnologies (implants, casques, interfaces) comme un enjeu majeur pour les droits humains : les données cérébrales peuvent servir à profiler, manipuler ou discriminer, ce qui impose de fortes obligations de transparence, de protection et de responsabilité à ceux qui les conçoivent et les exploitent.

Article 1/2 Les neurotechnologies, à la conquête du cerveau (LINC – CNIL, 2025)
La CNIL montre comment les neurotechnologies permettent de capter et interpréter l’activité cérébrale, et souligne les risques pour la vie privée et l’autonomie, en insistant sur la nécessité d’un encadrement strict de la collecte, de l’usage et du partage de ces données neuronales considérées comme parmi les plus intimes.

Je suis (parfois) social

@oreyright 2026